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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Le bordel de mes goûts, de ma vie livresque, toujours en lien avec Accros & Mordus de Lecture.

lundi 27 avril 2015

La Quête d'Ewilan, Tome 1 : D'un monde à l'autre de Pierre Bottero

Cette année est placée sous le signe des Challenges A&M pour le blog. Aujourd’hui, je poste enfin la chronique concernant ma relecture du tome 1 de La Quête d’Ewilan : D’un monde à l’autre de Pierre Bottero dans le cadre du Challenge Retour en enfance ainsi que de la lecture commune A&M du moment.



Quatrième de Couverture
Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier... Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses. Te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherchée, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable...

Mon avis
C’est avec un immense plaisir que je me suis lancée dans cette relecture, dix ans après la première. Dix longues années au cours desquelles je n’ai pas arrêté de me dire qu’il fallait que je relise cette première trilogie pour enfin pouvoir lire la suite. Retrouver Camille, Salim, Edwin, Duom, Bjorn et Ellena a été un pur bonheur. La plume de Bottero, son univers, sa fantaisie… J’ai eu l’impression de retrouver les émois de la première fois où j’ai lu la trilogie. Evidemment, il me manquait un petit truc, ce petit quelque chose auquel on a droit uniquement à la première lecture. J’envie les personnes qui découvrent cette saga pour la première fois. Un peu comme on envie le petit cousin qui lit Harry Potter pour la toute première fois.

Si j’avais oublié des tas de détails concernant l’intrigue, je n’avais en rien oublié l’ambiance, les émotions, la nature unique de ce qui se dégage de ce livre. Même avec dix ans de plus, j’ai été touchée par la magie de Gwendalavir.

Bon, trêve de mièvreries, passons à plus concret.

Dix ans après, ma façon d’aborder un livre a changé et je l’ai ressenti en relisant ce premier tome.

L’histoire, tout d’abord, va très vite. La lectrice que je suis aujourd’hui aime les récits plus fournis, plus riches en détails. Et, pourtant, malgré cette rapidité, tout s’enchaine sans réel couac. On apprend pas à pas à découvrir ce monde dans lequel Camille et Salim se retrouvent plongés, on s’émerveille face à l’histoire réelle de Camille, dont le vrai nom est Ewilan, on se prend à rêver que, nous aussi, on vient en réalité de Gwendalavir…

Camille, d’ailleurs, a un petit quelque chose d’agaçant, ce côté gamine-je-sais-tout-en-faisant-genre-que-non, qui ne m’avait pas tant marquée que ça dans le passé. Bien trop mâture pour son âge, elle est beaucoup moins attachante que les autres personnages. Certaines de ses réactions sonnent légèrement trop faux, certaines de ses phrases aussi. Heureusement, il y a la fougue de Salim pour contrebalancer cela : aaaah Salim ! Comment avais-je pu oublier à quel point il est fabuleux ? Si Camille ne se soucie guère de se retrouver dans un autre monde puisqu’elle sent qu’elle est enfin chez elle, la réaction de Salim est, elle, exceptionnelle. Il ne vient pas de Gwendalavir et, pourtant, accepte le fait de potentiellement devoir y rester. Et plutôt bien d’ailleurs : son détachement vis-à-vis de son monde montre clairement ses failles. Camille est la seule personne qui lui témoigne de l’intérêt et elle est plus importante à ses yeux que sa propre famille.
Dans la catégorie « autres personnages », on retrouve Bjorn, ce chevalier au grand cœur, qui se veut plus bête qu’il ne l’est en réalité et dont la relation avec Salim est touchante à souhait. Il y a Duom, ce dessinateur qui avait tout du vieux type blasé jusqu’à ce que Camille fasse son apparition et devient une sorte de papy gâteau à sa sauce. Le grand Edwin, trop parfait à mon goût, dont on se doute de l’importance dès qu’il lâche une mission pour l’empereur juste parce qu’une paire d’yeux violets apparait. Et Ellana. Ellana qui dans mon esprit était la grande guerrière mystérieuse et merveilleuse et qui, finalement, dans ma relecture du premier tome, m’a moins marquée. Forte, balèze même, le récit n’est pas assez creusé pour qu’on comprenne la grande complicité qui s’installe entre elle et Camille et cela m’a manqué.

Je ne vais pas aller plus loin parce que, au final, je ne fais pas un avis comme j’en ai l’habitude de faire. J’ai plutôt l’impression de superposé mon avis d’aujourd’hui à mes souvenirs d’il y a dix ans et aller plus loin serait probablement gâcher l’histoire pour certains.
Relire ce tome a été une agréable expérience. J’ai pu voir à travers mes réactions mon évolution littéraire tout en gardant cet émerveillement que j’avais pu avoir en découvrant cet univers. C’est fascinant de voir à quel point on peut rester marqué par une lecture comme celle-là. Comme quoi, les lectures qui sont fortes un jour peuvent le rester.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge A&M Retour en enfance.

dimanche 26 avril 2015

Gaïg, Tome 1 : La Prophétie des Nains de Dinah Psyché

Début avril, j’ai lu le tome 1 de Gaïg : La Prophétie des Nains de Dynah Psyché. J’ai déniché cette saga fantasy d’occasion, de quoi me replonger dans ce genre que j’aime particulièrement.



Quatrième de Couverture
Abandonnée sur une plage alors qu'elle n'était qu'un nouveau-né, Gaïg est recueillie par Zoclette, une Naine, et confiée à un couple humain. À mesure que les années passent, Gaïg est de plus en plus préoccupée par ses origines dont elle ignore tout. Pourtant une chose est sûre : elle n'est pas comme les autres enfants.
Un jour, alors qu'elle est en visite chez sa seule et unique amie, un terrible accident survient. La grotte où habite Zoclette s'effondre et la Naine se retrouve prisonnière sous un amas de pierres. Comme l'accès à l'extérieur est impossible, Gaïg devra donc aller chercher du secours en empruntant les sombres et dangereux souterrains où vit le peuple des Nains.
C'est en évoluant dans les entrailles de la terre, où elle devra affronter d'étranges créatures, que Gaïg découvrira peu à peu qui elle est et quelle sera sa destinée.

Mon avis
Gaïg est une petite fille abandonnée à la naissance sur une plage. Sauvée par une Naine, Zoclette, elle a été confiée à un couple qui a vu en elle une future aide-ménagère/nounou. De quoi bien débuter dans la vie. Son physique atypique, ingrat aux yeux des humains, lui vaut le surnom de La Poissonne. Maltraitée par les autres enfants, par sa famille d’accueil ainsi que, finalement, par le reste du village, Gaïg n’a pas la vie facile. Heureusement, elle trouve la paix lorsqu’elle plonge en mer, au contact des animaux marins. Une suite d’événements va la plonger dans une mission complexe, une mission au cœur de la terre, à la recherche d’un village de nains pour aider son amie Zoclette.

Dès le départ, on sent que Gaïg est spéciale. Son lien étroit avec la mer, les paroles de Zoclette, les petits détails qu’on nous offre… J’ai été touchée par cette petite fille qui n’a pas été gâtée par la vie. Son courage, sa force, sa volonté sont ses armes, armes qu’elle n’est pas consciente de posséder.

L’histoire se lit vite et avec plaisir. Les descriptions du monde souterrain sont superbes tout en restant simples. L’univers décrit donne envie d’aller plus loin. Mon plus grand regret est la fin en plein cœur de l’intrigue de ce premier tome : ne pas avoir la suite sous la main est un grand problème dans ce cas-là ! Surtout qu’il s’agit d’une édition québécoise, dur dur de trouver les ouvrages par ici.

Retrouver la fantasy a été un plaisir ! Les différentes espèces du genre, les histoires de prophétie, de quête, le destin… Tous ces éléments qui sont les bases d’un bouquin de fantasy m’ont rappelé que j’aime ce genre et que j’ai besoin de m’y replonger de temps en temps.

Je conseille cette histoire mignonne aux amateurs du genre, à partir de 10/11 ans.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge A&M Vide ta PAL.

samedi 25 avril 2015

Fille noire, fille blanche de Joyce Carol Oates

Je suis trèèèès en retard en ce qui concerne mes avis lectures. Mais je compte bien me rattraper ! Au mois de mars, j’ai lu Fille noire, fille blanche de Joyce Carol Oates, auteur que je ne connaissais pas.



Quatrième de Couverture
Elles se rencontrent au cœur des années soixante-dix, camarades de chambre dans un collège prestigieux où elles entament leur cursus universitaire. Genna Meade, descendante du fondateur du collège, est la fille d'un couple très " radical chic ", riche, vaguement hippie, opposant à la guerre du Vietnam et résolument à la marge. Minette Swift, fille de pasteur, est une boursière afro-américaine venue d'une école communale de Washington. Nourrie de platitudes libérales, refusant l'idée même du privilège et rongée de culpabilité, Genna essaye sans relâche de se faire pardonner son éducation élitiste et se donne pour devoir de protéger Minette du harassement sournois des autres étudiantes. En sa compagne elle voit moins la personne que la figure symbolique d'une fille noire issue d'un milieu modeste et affrontant l'oppression. Et ce, malgré l'attitude singulièrement déplaisante d'une Minette impérieuse, sarcastique et animée d'un certain fanatisme religieux. La seule religion de Genna, c'est la piété bien intentionnée et, au bout du compte inefficace, des radicaux de l'époque. Ce qui la rend aveugle à la réalité jusqu'à la tragédie finale. Une tragédie que quinze ans - et des vies détruites - plus tard, elle tente de s'expliquer, offrant ainsi une peinture intime et douloureuse des tensions raciales de l'Amérique.

Mon avis
Genna Meade entre au Schuyler College, établissement fondé par son ancêtre, toujours financé par sa famille. En apparence frêle et naïve, Genna fait tout pour intégrer sa camarade de chambre, Minette Swift, une fille noire, lors de cette rentrée 1974. Pas si simple. Racisme ? Oui, mais pas que. En effet, Minette s’attire les foudres des autres élèves par son comportement. Elle est étrange, trop étrange, hautaine, trop centrée sur elle-même. Etrangement, le racisme dont elle est l’objet vient aussi de personnes issues de la même minorité qu’elle. Des personnes qui n’acceptent pas qu’elle ne veuille pas s’intégrer, qu’elle soit fière d’être différente. Et la complexité de l’histoire n’est pas ici, non. C’est Genna Meade qui est en fait le véritable mystère de l’affaire. Genna qui, au fil des pages, passe de la douceur naïve à une fille complètement détraquée par sa vie de famille hors du commun.

Genna, notre narratrice, décide de coucher sur papier, quinze ans après les faits, la mort de son amie Minette, pour dire enfin la vérité. Les deux personnages principaux qu’elles représentent sont complètement différents de ceux qu’on peut croiser habituellement. Minette est insupportable, irritante. Ses attitudes, sa façon de parler, son regard, tout en elle fait naître l’antipathie. Et pourtant, Genna s’y accroche comme une moule à son rocher. Elle veut être son amie, elle veut l’aider, elle veut faire entièrement partie de sa vie. Mais pourquoi une telle envie, virant au fil des pages à l’obsession ?
Minette a ce que Genna n’a jamais eu : une famille en apparence équilibrée, une vie plus ou moins normale. Pour Genna, sa couleur de peau la force à se battre plus que les autres alors qu’elle, avec son nom, peut obtenir tous les passe-droits si elle le souhaite. Les parents de Genna sont tarés. Sa mère est une droguée aux médicaments, complètement frivole, son père un avocat extrémiste lié à des affaires douteuses d’attentat. Au fil des pages, on comprend que la naïveté de Genna n’est pas réelle : cette fille s’enferme dans son monde depuis l’enfance, elle est complètement détraquée, elle a vu et entendu des choses qu’elle a cherché à enterrer loin dans son esprit, mais sans succès.

Si au départ, on croit lire l’histoire de la mort de Minette racontée par Genna, à la fin, ce n’est plus le cas. On suit en fait la libération de Genna du joug de ses parents, ses tarés de parents. L’histoire de Minette n’est que secondaire, au fond, même si elle prend toute la place. C’est l’histoire de Genna qui nous intéresse, le pourquoi du comment on obtient la fille qu’elle est. Et on ne peut qu’avoir de la peine pour cette pauvre fille.

La plume de l’auteur a été agréable à lire du début à la fin. La seule chose qui m’a agacée est le « Par-don ? » incessant de Minette. La traduction y est évidemment pour beaucoup. Si en VO, l’expression peut sembler naturelle à tout bout de champ, son usage en VF sonne faux.

Au-delà de cela, j’ai apprécié ma lecture. L’histoire ne m’a cependant pas transcendée. Une bonne lecture, tout sauf joyeuse, qui permet de réfléchir à la limite entre compassion et pitié, entre amitié et obsession.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge A&M Vide ta PAL.

samedi 4 avril 2015

A comme Association, Tome 3 : L'Etoffe fragile du monde de Erik l'Homme

A peine avais-je posé le tome 2 de A comme Association que je commençais déjà le tome 3 : L’Etoffe fragile du monde écrit par Erik l’Homme. Bon, aujourd’hui, je n’ai malheureusement pas la suite mais ça ne saurait tarder !



Quatrième de Couverture
Persuadé qu’Ombe est en danger, Jasper part à sa recherche avec son compagnon Erglug, un troll à l’humour décapant. Catapultés au Moyen Âge par un sort du mage Siyah, les deux amis devront conjuguer leurs talents pour sortir de cette mauvaise farce !

Mon avis
Retour dans l’univers de A comme Association aux côtés de Jasper, mené par la plume d’Erik l’Homme.
Jasper a pris confiance en lui grâce aux résultats de sa dernière mission, un peu trop même : il fonce tête baissée dans une mission qui n’aurait pas dû être la sienne. Son côté innocent voire naïf le pousse à faire des choses que personne d’autre n’aurait osé faire comme fraterniser avec un troll. D’accord, Ombe l’avait plus ou moins amadoué avant mais, tout de même, avec ce qu’on lui a enseigné sur le sujet, jamais il n’aurait dû se lancer dans cette aventure. Et, pourtant, Jasper le fait. Ce côté complètement inconscient le rend plus attachant encore. L’auteur nous fait peu à peu comprendre ce que Jasper ne sait pas encore : il est bien plus doué que ce qu’il croit, plus doué que d’autres membres de l’Association même.

Au-delà du mystère de l’Association, il y a cette menace qui plane au-dessus de Jasper depuis le premier tome, menace qui concerne aussi Ombe. On veut savoir ce qu’il se passe, quel est le danger à craindre, le ou les ennemi(s) à combattre… Pas de doute sur le fait que la suite nous en apprendra davantage mais, tout de même, cela ne suffit pas à calmer l’irrésistible envie de tout savoir et tout de suite.

J’ai commencé cette saga en me disant que l’univers sympathique apparent me détendrait, que retrouver deux auteurs de ma jeunesse me ferait du bien… J’étais loin de me douter que la trame générale serait si prenante et que j’affectionnerais autant les personnages de la saga.

Vivement la suite !

A comme Association, Tome 2 : Les Limites obscures de la magie de Pierre Bottero

Une nouvelle fois, me voilà en retard dans la publication de mes avis lecture. Je lis peu par manque de temps mais j’arrive tout de même à maintenir un rythme convenable. J’ai réussi à lire quatre livres au cours du mois de mars, c’est un peu ma petite victoire littéraire du mois ! On va commencer par une chronique du tome 2 de la saga A comme Association : Les Limites obscures de la magie, tome écrit par Pierre Bottero.



Quatrième de Couverture
Elle s’appelle Ombe, est lycéenne à Paris et adore la moto. Elle a aussi l’incroyable pouvoir d’être incassable ou presque. C’est pourquoi L’Association l’a recrutée comme agent stagiaire. Une stagiaire de choc, qui fait des débuts remarqués en explosant une bande de gobelins devant tous ses camarades de classe. Le problème ? La discrétion est une obligation absolue au sein de L’Association, comme le lui rappelle Walter, son directeur. Et à force de foncer tête baissée, Ombe l’incassable risque fort de comprendre ce que « ou presque » veut dire.

Mon avis
Ce tome met en avant Ombe, autre personnage membre de la mystérieuse Association. On l’avait brièvement rencontrée dans le premier tome et c’est avec un grand plaisir que j’ai suivi ses aventures dans ce tome. Comme pour le premier ouvrage, on suit le personnage au cours de deux de ses missions tout en découvrant peu à peu son quotidien et son caractère.

On en apprend un peu plus sur l’Association et, surtout, sur l’hétérogénéité de ses membres. Ombe, contrairement à Jasper, n’est pas une experte en magie. Sa spécialité est le terrain et, en particulier, le corps à corps. Dotée d’une capacité à être quasiment « incassable », il lui en faut beaucoup pour être mise à terre.
Son caractère est à l’exact opposé de celui de Jasper : sûre d’elle, peu encline à aller vers les autres, Ombe sait ce qu’elle veut et ne veut pas (ou semble au moins le savoir). Je ne saurais avoir de préférence pour l’un ou l’autre des personnages tant ils sont différents et ils n’apportent pas les mêmes choses aux lecteurs.

Pour faire bref sur l’histoire, là encore, on est face à une trame très intéressante et recherchée, bien plus complexe que ce qu’on pourrait croire. Le lien est fait avec le premier tome, les histoires évoluant en simultanée et on récupère les passages qu’il nous manquait pour assembler tous les morceaux du puzzle. Les informations que l’on grappille peu à peu du monde des anormaux sont un délice !

Retrouver la plume directe et efficace de Pierre Bottero a été d’un grand plaisir et, comme pour les personnages, il m’est impossible de choisir entre ses écrits et ceux d’Erik l’Homme pour cette saga. Les deux plumes se complètent parfaitement, tout comme Ombe et Jasper.

Cet avis est bref mais il n’a pas besoin de plus : trop en dire serait tout raconter et continuer à dire que j’ai aimé n’est pas utile.