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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Le bordel de mes goûts, de ma vie livresque, toujours en lien avec Accros & Mordus de Lecture.

samedi 25 août 2012

La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt

Reprendrais-je enfin mon rythme lecture ? C’est tout à fait possible puisque je retrouve un peu de temps pour lire en cette fin d’été. Ma correspondante A&M adorée, Pierre de Jade, m’a offert le roman de Frédérique Deghelt, La grand-mère de Jade et franchement, elle a eu raison ! Ce roman paru en 2009 est composé de 283 pages.



Quatrième de Couverture
Quand Jade, une jeune femme moderne, " enlève " sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite et fait habiter à Paris celle qui n'a jamais quitté la campagne, beaucoup de choses en sont bouleversées. A commencer par l'image que Jade avait de sa Mamoune, si bonne, si discrète... Une histoire d'amour entre deux femmes, deux générations, au dénouement troublant...

Mon avis
Jade, une journaliste trentenaire fraichement célibataire prend sa voiture pour venir trouver sa grand-mère, Mamoune, et la prendre avec elle afin de lui éviter la maison de retraite. Mamoune ayant toujours vécu dans ses montagnes savoyarde se retrouve alors à vivre dans l’appartement parisien de sa petite fille du haut de ses quatre-vingt ans. Au fil des pages, on suit l’évolution de cette cohabitation mais surtout, de l’apprentissage de l’autre. Peu à peu, Jade et Mamoune se rendent compte qu’elles ne se connaissaient pas vraiment avant cette aventure.

Au début, j’ai été quelque peu sceptique à cause de la couverture du livre : on y voit une jeune fille à l’allure un peu morbide. Rien dans cette couverture ne laisse supposer ce qu’il se trouve au cœur des pages de ce livre et je ne sais toujours pas pourquoi cette illustration a été choisie. Elle ne m’attire pas, bien au contraire mais heureusement, Pierre de Jade a su me convaincre de la qualité du roman.

J’ai très vite accroché à l’histoire contée par Frédérique Deghelt. J’ai toujours aimé les romans traitant de ces petites choses du quotidien, des relations entre différentes générations et je n’ai pu qu’être conquise. L’histoire de ces deux femmes est touchante de par sa simplicité apparente et sa complexité réelle. Jade et Mamoune aurait très bien pu être deux personnages apprenant simplement à vivre à deux, à faire des concessions sur a cuisine, l’organisation mais où aurait-été l’intérêt ? L’auteur a su nous montrer que vivre avec les gens ne signifiait pas les connaître : pour savoir qui ils sont, il faut, comme Jade et Mamoune, s’apprendre, s’écouter, se comprendre. C’est donc l’histoire de deux générations qui s’apprivoisent, se comparent et utilisent le meilleur de leurs époques pour vivre au mieux.

Jade est une jeune femme qui a passé trente ans de sa vie sans réellement se connaître, avec une sensation pesante de vide en elle. Elle quitte son copain après cinq ans de vie commune parce qu’elle ne se voit pas finir sa vie avec lui et uniquement ça. Son boulot de journaliste lui plait mais là aussi, les choses ne vont pas. Lorsqu’elle apprend que ses tantes ont décidé de mettre sa grand-mère en maison de retraite, elle suit sa première idée et vient l’enlever. Elle ne regrette pas son geste et c’est grâce à la présence de Mamoune à ses côtés qu’elle va se découvrir enfin.
Mamoune, elle, est le personnage le plus intéressant de cette histoire. Elle est en apparence une grand-mère de la montagne comme les autres, veuve et attachée à ses souvenirs. Seulement, elle détient un secret qu’elle n’a partagé qu’avec un ami des années plus tôt : c’est une lectrice secrète. De son temps, lire était réservé aux riches et aux érudits, elle s’est donc toujours cachée pour lire, même de son mari, de ses enfants. Elle dévoile son secret à Jade en lui expliquant qu’elle est une lectrice et qu’elle peut l’aider à corriger le roman qu’elle cherche à faire publier. Au fil des pages, je suis restée admirative devant cette femme qui possédait une culture littéraire énorme mais surtout une réflexion juste et utile. Cette grand-mère m’a sûrement beaucoup touchée parce qu’elle m’a beaucoup fait penser à la mienne, toujours prête à aider, à aimer ses enfants mais aussi ceux des autres et qui avait toujours de quoi surprendre sa famille. Mamoune a l’impression de vivre une nouvelle jeunesse en arrivant à Paris et on la vit avec elle, avec passion.

L’auteur a choisi une mise en page plutôt étrange, déroutante même au début de la lecture. Un chapitre possède une narration à la troisième personne et un chapitre possède une narration en « je » avec les pensées de Mamoune. Mais ce qui m’a le plus perdue au début, c’est l’absence de distinction entre le récit et les paroles des personnages, leurs pensées. C’est simplement grâce au changement de temps – du passé au présent – que j’ai pu distinguer les deux et, au début de ma lecture, j’avais l’impression d’être plus attentive à ces changements qu’au texte lui-même. Puis d’un coup, sans que je m’en rende compte, c’est devenu naturel pour mes yeux et ma petite tête : j’ai su apprécier pleinement ce style et c’est là que Frédérique Deghelt à été forte. L’écriture est belle, surtout les passages concernant les pensées de Mamoune : on sent toute la vivacité d’esprit de cette femme, une vivacité qui ne l’a pas abandonnée contrairement à sa vivacité physique. On suit toutes les interrogations concernant son âge, celui de sa petite-fille dans un langage agréable à lire.

La fin du roman est juste superbe. C’est pile ce que j’aime dans un livre et même si c’était l’une de mes hypothèses sur une fin possible, j’ai tout de même eu une belle surprise, une surprise des plus touchantes. La grand-mère de Jade est un coup de cœur, une vraie perle et je comprends mieux pourquoi ma petite Pierre de Jade m’a dit que ce roman était un de ses favoris. Je la remercie vraiment pour cette découverte parce que sans elle, je n’aurais sûrement jamais lu ce livre.

Merci ma belle, tu vois, on est vraiment pareils toutes les deux ♥

vendredi 24 août 2012

Rambalh souffle sa première bougie !


Aujourd’hui, Rambalh a un an. Il y a un an, je publiais mon tout premier article, je me suis lancée dans une aventure littéraire inédite et différente. Aujourd’hui, un an après, je ne regrette rien, bien au contraire.

Tout a commencé avec A&M. Il y a un an, je revenais en force sur le forum après une première année d’études supérieures jonchée de travail et de fatigue. J’avais décidé de repartir à zéro avec la lecture en revenant enfin sur le forum, forum où la plupart des A&M possédaient un petit blog littéraire où ils déposaient leurs chroniques mais plus encore. Séduite par ce que j’avais pu voir de mon entourage livresque, j’ai pris la décision de faire le grand saut le 24 août 2011.

J’ai voulu faire de mon blog quelque chose de très personnel et c’est ainsi que je l’ai nommé Rambalh, mot qui vient de chez moi, de mon Occitanie adorée. Au cours de l’année, je l’ai rempli de chroniques dont la plupart sont issus de partenariats avec mon forum. J’ai découvert des tas de livres sur le blog des autres lecteurs, j’ai eu le plaisir de voir passer par là des auteurs dont j’ai chroniqué les œuvres, j’ai aussi appris à connaître l’univers de personnes que je n’aurais jamais connues autrement.

Bien sûr, l’aventure bloguesque n’est pas sans taches. Je n’ai pas voulu suivre les modes des listes hebdomadaires ou mensuelles, je n’ai pas voulu me laisser embarquer dans cette manie d’organiser des concours à tout va pour cueillir des visites et des blogs, je n’ai pas cherché à créer des événements comme des swaps ou des lectures communes… Et tout ça parce que les concours, je les réserve pour mon forum qui me tient plus à cœur que mon blog parce que sur A&M, je ne peux pas me laisser aller : ici, je ne dois rien à personne mais là-bas, j’ai des tas d’A&M qui comptent sur le staff et moi pour faire vivre le forum. Les swaps, les échanges, les concours : tout est pour A&M. Mon blog, c’est mon petit à côté, une petite échappatoire où j’empile mes chroniques et mes découvertes. Les rubriques que je m’accorde sortent de ma cervelle comme Le Blog coup de ♥ ou encore La Petite Histoire. Au cours de cette année, la seule chose que je regrette, c’est de ne pas avoir suffisamment mis en avant ma région mais j’ai dans mes bagages de quoi y remédier pour cette nouvelle année.

Tout ça pour vous dire merci ! Merci de me suivre depuis un an, merci à ceux qui sont là depuis le début, merci à ceux qui sont arrivés en cours de route. Merci à vous qui me poussez par vos commentaires et vos visites à continuer à tenir ce petit blog. J’espère vraiment fêter les deux ans du blog l’année prochaine et pouvoir dire que l’année qui se sera alors écoulée aura été riche en articles littéraires et en échange avec vous.

Je ne vais pas citer mes petits blogueurs préférés parce que je suis sûre que je vais en oublier une trop grosse partie. Quoi qu’il en soit, je peux dire sans hésiter que les A&M de la blogosphère sont ceux qui m’inspirent forcément le plus ! Ils se reconnaîtront tous !

Pas de concours pour fêter les un an de mon blog, juste un nouveau design aux tons sobres comme je les aime, un retour sur la blogosphère grâce à la fin des vacances et une promesse d’hyperactivité !

Merci à vous et qu’un fabuleux rambalh littéraire s’occupe de remplir l’année à venir !

Rendez-vous dans un an !

Les Fragments Divins, Tome 1 : L'Eveil de S.Jr.Germain

Mes lectures de l’été se sont résumées à… Très peu de choses. Toujours en vadrouille, je n’ai pas réussi à tenir le cap de mes objectifs : résultat, au lieu de réduire ma PAL, je n’ai fait que la nourrir. La fin des vacances pointant le bout de son nez, je reprends peu à peu mes bonnes vieilles habitudes et je suis venue à bout du premier tome de la saga Les Fragments Divins, L’éveil. J’ai lu ce livre via un partenariat avec le forum A&M et je remercie l’auteur, S.Jr.Germain pour avoir offert au forum cette opportunité. Le livre est paru en janvier 2012 aux Editions du Yin et du Yang. Il est composé de 478 pages. Merci à lolly pour la correction !



Quatrième de Couverture
La quête du divin?

Esprit cartésien gouverné par la raison et la logique, Lorin Whitley est un homme de sciences, spécialisé dans le domaine de l’anthropologie. Ses convictions sont toutefois mises à l’épreuve à partir du moment où son meilleur ami disparaît dans des circonstances nébuleuses.

L’univers de Lorin, ainsi que celui de la Terre entière, bascule à tout jamais lorsqu’il apprend qu’il serait l’élu d’une prophétie vieille de plusieurs milliards d’années. Confronté à sa destinée, les événements se bousculent alors qu’il tente désespérément de trouver les réponses nécessaires avant qu’il ne soit trop tard. Son chemin l’amènera à faire la rencontre d’alliés inusités ainsi que de redoutables ennemis, mais plus important encore, il tentera de trouver un sens à sa vie.

Chaque choix comporte son lot de conséquences, mais jusqu’où Lorin sera-t-il prêt à aller pour défendre ses idéaux? Deviendra-t-il le sauveur de la race humaine ou bien le catalyseur de son asservissement?

Lorsque tout espoir semble anéanti, aura-t-il le courage d’accomplir le sacrifice ultime?

Cette ambitieuse odyssée aux proportions épiques explore les fondements de ce qui constitue l’essence même de notre humanité, ébranlant nos conceptions les plus solidement ancrées. Action, fantaisie, fiction, religion, philosophie, sciences et métaphysique se marient à un niveau encore jamais exploité. Il s’agit d’un véritable hymne à la vie et aux mystères de la Création.

Mon avis
Le premier tome de la saga Les Fragments Divins suit les aventures de Lorin Whitley, un anthropologue aux talents cachés et des personnes qu’il rencontre au fil du roman. Lorin se retrouve, suite à la disparition de son meilleur ami, Martin, confronté à des idées qui dépassent son entendement et qui le poussent à revoir sa vision du monde. Au détour d’aides inattendues et de rencontres improbables, il va apprendre qu’il n’est pas un être humain comme les autres et qu’une autre destinée à été choisie pour lui…

La couverture du livre est intrigante et fait très vite son petit effet. L’illustration est superbe et elle nous prépare à un ouvrage très tourné vers de la science-fiction. La quatrième de couverture n’en révèle pas trop, juste ce qu’il faut : c’est ce qu’on attend d’une mise en bouche. Dans l’ensemble, la mise en page est bonne, la police agréable pour les yeux. Le problème du livre dans sa forme vient des nombreuses fautes que l’on peut y trouver : elles sont assez récurrentes et elles m’ont régulièrement sortie de ma concentration.

La trame de fond est plutôt intéressante : mêler les sciences à l’occulte et surtout dépasser les certitudes humaines est un bon pari. On voit rarement des livres qui allient les divinités à notre univers et son fonctionnement. Ici, nous avons droit à des dieux, des démons, des humains modernes et des extraterrestres maîtres en matière de connaissances scientifiques. Le risque est pris avec succès.

Malheureusement, une très bonne idée ne suffit pas toujours. Ce premier tome contient trop d’informations qui perdent vite le lecteur. De plus, l’auteur ne met pas seulement en avant le personnage principal, mais tous les personnages qui tiennent un rôle dans le tome et on perd facilement le fil des choses au milieu de tous ces noms à retenir, de toutes ces idéologies et de tous les actes de chacun. Avec autant de personnages, on ne réussit pas à s’attacher à un en particulier, même le héros n’a pas trouvé grâce à mes yeux.
Le personnage principal est agaçant : il a réponse à tout, est doté d’une sagesse à toute épreuve, possède une technique de combat sans faille et trouve sans difficultés tous ses alliés ainsi que les armes qui vont lui permettre de venir à bout de ses ennemis. Ses paroles sonnent faux, de tels discours ne semblent pas accordés avec la situation qu’il traverse. Jennifer, la première personne en qui il trouve de l’aide, passe de la jeune femme amoureuse et réservée dans ses sentiments à une combattante hors pair au passé trouble. On comprend mieux sa réserve, mais certaines de ses réactions sont exagérées : d’abord pleine de ressources, elle devient une hystérique qui ne sait pas se tenir alors qu’avec ses antécédents, elle devrait être capable de se contenir. Lumina, l’ange, est le personnage qui m’a laissée le plus perplexe. Lorin et Jennifer sont des êtres humains, on comprend leurs émotions, leurs réactions, mais Lumina est un ange, elle est conçue sur un modèle plus divin et, tout au long de sa présence dans le roman, elle passe pour plus faible qu’un simple humain. Elle est happée par des sentiments, elle ressent du remord à mentir à des gens qu’elle connaît à peine mais, par contre, elle vit très bien le fait de voir sa foi s’ébouler sous elle et, surtout, elle n’a pas de remords à trahir les siens… J’ai eu du mal à concevoir cette idée, à me faire au fait qu’une personne non humaine qui n’a été guidée que par sa dévotion à sa déesse se retrouve à mettre ses convictions profondes de côté en côtoyant tout simplement deux êtres humains sceptiques durant quelques jours. Selon moi, ça va bien trop vite, de trop nombreuses étapes sont brûlées. David est aussi un personnage pour qui tout va trop vite : il est profondément marqué par son histoire personnelle et il aurait fallu plus de temps, à mon sens, pour qu’il réussisse à passer outre ses problèmes de rigidité émotionnelle. Les quatre protagonistes cités sont parmi les plus importants, mais ils ne sont pas exploités au maximum à cause de l’éparpillement de l’auteur : il y a encore de nombreux personnages qui apparaissent et dont la psychologie n’est malheureusement qu’effleurée.

L’auteur du roman a voulu mettre trop de détails dans son premier tome et, même si c’est nécessaire, cela gâche une bonne partie de la lecture. Certaines descriptions sont superflues, elles n’aident pas le lecteur à mieux comprendre, mais le perdent plutôt dans des paragraphes qui cassent le rythme du récit, comme lorsque des termes scientifiques sont trop détaillés ou lorsque les pensées et les actes des personnages sont décortiqués sans alors permettre au lecteur de s’interroger ou de faire ses propres hypothèses. Les combats sont bien décrits mais trop longs aussi, certaines descriptions des impacts ou des esquives cassent le rythme de l’action et les scènes ont ainsi souvent perdu de leur cachet. D’ailleurs, au cours de ces combats, j’ai été dérangée par la facilité avec laquelle deux humains, un cyborg et un ange pouvaient venir à bout de tous leurs ennemis. Je suis une inconditionnelle des difficultés, des coups reçus et des obstacles qui se dressent devant les héros mais là, je n’ai pas eu énormément d’épreuves à me mettre sous la dent. Tout s’enchaîne trop vite, trop facilement : la formation du groupe, la découverte d’armes qui font quasiment tout le travail toutes seules… J’aurais réellement aimé plus de difficultés, de chutes, de sang… La facilité n’est pas mon fort.

La chronologie utilisée est aussi surprenante. Il se passe énormément de choses en moins de dix jours, puis plus rien n’arrive les dix jours suivants. Les démons se replient, les attaques cessent. Seule la ville de Boston est touchée et nos héros ne croisent personne : ni démons, ni extra-terrestres, ni forces de l’ordre. Ces dix jours de flottement sont d’autant plus étranges qu’ils servent à concrétiser l’attirance de Lumina et Lorin et transforment ce lien récent et fin en un amour fort et fusionnel. Sur un fond de guerre avec un personnage comme Lorin qui fait preuve de sagesse et de détachement, c’est un peu énorme, mais si on ajoute à cette situation le fait que Lumina est un ange, c’est encore plus surprenant. Je suis une partisane des relations qui mettent du temps à se construire et les histoires d’amour faciles ne trouvent jamais grâce à mes yeux.

En somme, l’auteur possède une bonne idée de base, mais il se perd dans le temps restreint qu’il donne à son histoire, dans la complexité des relations entre les différents personnages dont il a besoin et dans toutes les révélations qui lui sont nécessaires pour que les lecteurs puissent comprendre ce qu’il se passe. Selon moi, il aurait fallu faire un choix entre une action de quelques jours seulement et des personnages aux liens forts. J’ai beaucoup aimé voir l’humanité réduite à très peu de chose, la voir impuissante face au combat de titans qui se prépare. J’ai été particulièrement agacée par les monologues de Lorin qui découlaient tous, sans exception, sur une admiration sans bornes de la part de ses interlocuteurs alors qu’en tant que lectrice, je n’ai rien ressenti du tout. Ce n’est pas le premier roman où le héros me déplaît fortement et j’espère vraiment que l’auteur saura mettre plus en valeur les personnages secondaires, comme Jennifer, car ils sont plus humains et largement plus intéressants. Je pense poursuivre l’aventure parce que, lorsque je commence une saga, je ne peux que rarement m’arrêter en chemin.

Je tiens à remercier le forum et surtout l’auteur qui a placé sa confiance entre mes mains. J’espère sincèrement que mon avis sera perçu non pas comme une mauvaise critique mais bien comme une chronique visant à mettre en lumière les points forts et les failles de l’œuvre.

Un bon mélange de religion et de sciences !

jeudi 23 août 2012

Hunger Games de Suzanne Collins

En juin, j’ai lu la trilogie de Suzanne Collins, Hunger Games. Je n’ai pas vu l’intérêt de faire une chronique par tome sachant que je les ai dévorés en deux ou trois jours : j’avais peur de mélanger certains éléments des différents tomes mais surtout, le nombre incalculable de chroniques qu’on trouve de cette série sur la toile n’a pas besoin d’être gonflé. Seulement, j’aime à garder une trace de mes lectures depuis le début de mon aventure littéraire sur le net.



Quatrième de Couverture
Imaginez un lointain futur, des États-Unis dont il ne reste plus que douze districts. Imaginez que tous les ans soient organisés des Jeux de la faim, que le district vainqueur bénéficie d'un approvisionnement plus favorable en nourriture. Tout cela reste acceptable. Ce qui l’est moins, c’est la nature de ces jeux. Deux enfants de 12 à 18 ans sont tirés au sort dans chaque district et livrent combat dans l’arène. Il n’y a qu’un seul gagnant : celui qui survit… Le tout organisé comme un grand spectacle, une véritable téléréalité de l’horreur, et imposé à la population. Katniss s’est portée volontaire pour remplacer sa petite soeur tirée au sort. Elle va refuser de se plier à cette mascarade sordide. Un cycle coup de poing qui s’interroge à la fois sur le voyeurisme, les excès du pouvoir et la limite qui sépare l’humanité de la bestialité ! Hunger Games est une trilogie aussi intelligente que troublante, qui ne laisse jamais le lecteur insensible, quel que soit son âge.

Mon avis
Hunger Games est une trilogie qui m’a très bite happée. Je n’avais pas été emportée aussi loin par une œuvre depuis bien longtemps : j’ai littéralement dévoré les tomes sans pouvoir m’arrêter avant la fin. La dystopie est un thème qui trouve de plus en plus d’intérêt à mes yeux et cette série n’a fait que me conforter dans cette idée.

L’histoire est excellente. Aborder la déchéance de l’humanité, montrer le fossé toujours plus profond entre les classes sociales et surtout faire ressortir ce qu’il y a de plus horribles dans l’humanité était un pari risqué mais un pari gagnant. Enfin, j’ai pu renouer avec la littérature du moment grâce à une histoire qui ne s’embarrasse pas de facilité, d’incohérence. Suzanne Collins n’a pas peur de choquer son lecteur, elle le met face à la réalité de ce monde qu’elle a mis en forme et ne le ménage pas. Je n’aime pas qu’on me prenne pour une pauvre petite chose qu’il faut brosser dans le sens du poil : j’aime être surprise, être en colère, être triste, être remplie d’émotion et l’auteur a su me donner tout ça. J’ai d’ailleurs du mal à comprendre comment un livre comme celui-là a pu être adapté en film tout public : un monde où les privilégiés se permettent de mettre dans une arène des enfants juste pour les voir s’entretuer n’a rien d’une histoire qui s’adresse aux enfants.

Les personnages sont eux aussi parfaits dans leurs imperfections ! Katniss, l’héroïne, est tout ce que j’aime : elle n’a pas toutes les qualités du monde, elle n’agit pas au mieux pour les autres mais au mieux pour sa famille et pour sa victoire. Elle n’aime pas être l’image d’une révolte qu’elle ne saisit pas et en plus de ça, elle n’est qu’une marionnette durant la quasi-totalité de l’œuvre ce qui fait du bien. L’héroïne n’est pas cette fille invincible, qui sait tout et accepte sa destinée avec facilité. Elle est bourrée de failles, elle est souvent agaçante avec son côté insensible et c’est ce qui fait que je l’ai adorée. Enfin un livre qui m’empêche de m’énerver sur le côté trop facile des choses, sur des personnages creux ou des réactions qui n’ont rien de naturelles. Peeta m’a touchée, il est celui qui a le plus trouvé grâce à mes yeux. Enfin un personnage généreux dont la générosité cause sa plus grande faiblesse. Haymitch a aussi su me séduire : ce vieux bougre alcoolique et trop rude a bien caché son jeu même si je n’ai été dupe qu’une partie du premier tome. Son rôle est aussi fantastique qu’ingrat et il est un de mes personnages préférés pour toutes ses répliques hilarantes. Gale n’a pas su me plaire : trop buté, trop engagé. J’ai été soulagée de voir qu’il ne finissait pas sa vie avec Katniss : ils étaient faits pour se battre côte à côte pour la liberté et seulement ça. Les autres personnages sont eux aussi intéressants, surtout ceux qui apparaissent dans le tome 2 et qui sont acteurs de la résistance. Leur destin tragique m’a prise aux tripes et en me replongeant dans mes souvenirs de lecture, je me rends compte que je ne m’en suis pas encore totalement remise.

Le dénouement est celui qu’il fallait, cette dernière flèche, Katniss en a fait quelque chose de puissant. Cette apothéose marque le seul acte qui vient réellement d’elle, qu’elle contrôle du début à la fin : elle devient enfin le geai moqueur à mes yeux par cette flèche. Elle s’en sort peut-être un peu facile pour le reste de sa vie mais avec tout ce que Suzanne Collins lui a fait vivre au cœur de ses pages, ce n’est que justice.

En gros, cette saga est un énorme coup de cœur, je ne regrette pas de m’être laissée entraîner dans l’effet de mode Hunger Games parce que, pour une fois, un succès créé par une pub intensive est mérité. Cette trilogie est excellente, profonde et prouve encore une fois que ce n’est pas en faisant en sorte que les héros soient heureux jusqu’à la fin de leur jour qu’on fait une bonne histoire.

La Saga du moment à ne pas rater !

mardi 14 août 2012

Le Blog du Moment : Le Pouvoir des Mots


Voilà bien longtemps que je n'avais pas partagé avec vous un petit blog coup de coeur. Entre les vacances avec un accès au net limité et le temps que je ne peux plus consacrer à la glandouille sur le blog des copains... Mais aujourd'hui, je m'accorde quelques instants pour vous faire découvrir le blog de lolly, Le Pouvoir des Mots. lolly est une A&M que j'apprécie beaucoup et qui offre des chroniques en français mais aussi en anglais et il mérite d'être vu et revu ! Foncez, ce blog est une vraie pépite !

Enjoy it !

mercredi 8 août 2012

Monstres ! Anthologie dirigée par Jacques Fuentealba

Et dire que j'avais prévu de profiter de mon été pour lire encore et encore ! finalement, je passe plus de temps à faire la fête qu'autre chose... Je me rattraperai à la rentrée je pense !

Monstres ! est une anthologie des éditions Céléphaïs que j’ai eu l’occasion de lire grâce à un partenariat avec le forum A&M. Elle a été publiée en 2012 et est composée de 308 pages. Cette anthologie est dirigée par Jacques Fuentealba.Merci encore une fois à Michiko pour sa correction sur le forum !

Auteurs
Lewis Shiner, Bill Congreve, Jeffrey Thomas, Alan Baxter, Lavie Tidhar, Steve Rasnic Tem, Kaaron Warren, Pablo Dobrinin, Fermín Moreno, Carlos Gardini, Pedro Escudero, Marc R. Soto, Nuria C. Botey, David Pierru, Yohan Vasse, Celia Deiana, Nelly Chadour, Timothée Rey, Marija Nielsen, Leonor Lara, Marc-Olivier Aiken.



Quatrième de Couverture
Des eaux troubles de l’océan aux pistes des cirques les plus étranges, de l’apparente normalité de demeures anonymes aux villes cauchemardesques ou fantasmatiques, du passé légendaire aux futurs post-apocalyptiques, voyagez aux côtés de monstres du folklore (vampires, loups-garous, fantômes, Léviathan), de phénomènes de foire comme d’abominations échappant à toute classification. Tour à tour proches de nous, miroirs déformants ou hideuse altérité, les créatures qui peuplent cette anthologie vous convieront à un tour du monde de la littérature fantastique, à travers vingt-et-une nouvelles d’auteurs d’origine américaine, australienne, israélienne, espagnole, argentine, uruguayenne ou française.

Ecrire reste une aventure.

Mon avis
L’anthologie Monstres ! regroupe vingt-et-une nouvelles de fantasy, fantastique et science-fiction abordant le thème du monstre et toutes ses définitions. Que ce soit la monstruosité humaine, la monstruosité engendrée par les autres ou les monstres d’autres espèces, rien n’est oublié.

La couverture de l’anthologie annonce clairement la couleur avec ses petits monstres exposés dans des bocaux. La qualité du papier est là, la présentation et surtout les dessins sont très soignés. La mise en page permet une lecture agréable et le petit texte, précédent chaque nouvelle, qui présente l’auteur est bien pensé. Comme toujours, j’ai lu l’avant-propos une fois ma lecture terminée pour ne pas en savoir trop à l’avance et me forcer à me creuser les méninges : Jacques Fuentealba a su trouver une organisation bien pensée pour classer ces textes.

La première chose qu’il faut souligner dans cette anthologie est la diversité culturelle des textes qu’on peut trouver. Les auteurs viennent du monde entier et c’est une opportunité rare. Je n’ai pas pour habitude de lire d’autres auteurs que les auteurs français, les auteurs anglais, les auteurs américains car ils sont les plus communs dans les commerces. Pouvoir retrouver des auteurs espagnols ainsi que d’Amérique Latine dans ce recueil m’a permis d’élargir mes horizons littéraires. J’y ai découvert des auteurs que mes lectures habituelles ne m’auraient pas présentés et j’ai désormais quelques nouveaux noms dans ma liste d’auteurs à suivre.

Tous les aspects du monstre sont abordés et cela nous permet de revoir notre propre définition du mot monstre. Est-ce qu’un monstre est une bête qui hante nos cauchemars d’enfant ? Ou est-ce qu’un monstre est tout simplement le nom que l’on donne à celui qui ne nous ressemble pas et ne pense pas comme nous ? Ou même, est-ce que le monstre n’est tout simplement pas celui que l’on voit dans le miroir ? Le recueil commence par la monstruosité divine et retrace plutôt bien cette sorte de fascination qu’elle exerce chez l’homme. On passe ensuite à des nouvelles qui abordent la Mort, j’ai d’ailleurs beaucoup aimé Fantômes de Carlos Gardini qui parle du deuil de façon différente. Les nouvelles suivantes abordent les monstres qui m’ont le plus perturbée (du bon côté), les nouvelles qui abordent les travers humains et la monstruosité de notre espèce. Mes nouvelles préférées de ce recueil sont celles-là. Altera in alteram ou encore Les meilleurs partent les premiers sont délicieusement horribles, Mater Insania est à la fois triste et terrible, tous les aspects de la nature humaine abordés ici nous poussent à réfléchir et c’est ce qu’on attend d’un écrit. Les deux nouvelles qui viennent ensuite abordent les monstres qui hantent nos plus sombres cauchemars et je les ai trouvées extrêmement bien écrites. Elles sont touchantes, elles poussent les personnages à se dépasser et les détruisent peu à peu. On se sent proches des personnages et on compatit pleinement à leur malheur. Ensuite, viennent deux nouvelles parlant du monstre suprême de l’enfance : le loup, aussi effrayant que dangereux. Les dernières nouvelles abordent monstres marins, monstres du futur, tous plus horribles les uns que les autres. On termine sur une nouvelle des plus troublantes, qui suit l’évolution d’un homme dont le physique est monstrueux, dont les actes sont en apparences ceux d’un monstre mais qui, au final, n’est un monstre qu’aux yeux de ceux qui en ont peur et ne cherchent pas à creuser plus loin. Un peu comme nous tous, non

Les auteurs sont tous différents, ils ont chacun leur vision du monde mais une chose leur est commune : le talent. Ils ont tous été capables de me transporter dans leur univers. J’ai eu un peu de mal avec Zombie Revenge Psyché et Lanjnoir à cause du côté science-fiction mais, même là, j’ai réussi à suivre et à me poser des questions intéressantes. Ce recueil fait partie de ceux où je fais une pause à chaque nouvelle pour pouvoir réfléchir à ce que je viens de lire. Les sens de ces nouvelles ne sont pas forcément cachés et à trouver soi-même mais ils poussent à se poser des questions sur le monde, sur le thème, sur les personnages… En préparant le pot-au-feu par exemple, ne demande par forcément de se creuser les méninges pour comprendre le sens de la nouvelle mais j’ai reposé le recueil parce que je n’ai pu m’empêcher d’imaginer la suite pour la mère du petit garçon… C’est ce que j’ai aimé dans ce recueil. Les textes n’ont pas été choisis au hasard : il n’y a que du très bon au cœur de ces pages. Les différentes plumes sont excellentes et peuvent plaire à différents types de lecteurs. Cette diversité est une bonne chose.

Monstres ! est donc un recueil qui permet d’abord le thème du monstre sous toutes ses coutures à travers des auteurs aux styles différents et très intéressants. On passe de personnages en personnages sans jamais se lasser car ils ont tous quelque chose d’attachant ou d’attractif et finit par en vouloir plus. C’est un recueil qui saura trouver ses lecteurs du côté des fans de fantasy et de fantastique ainsi que de science-fiction. Il plaira à tous ceux qui veulent faire travailler leur imagination et qui n’ont pas peur de se frotter à des images peu appétissantes ou à des histoires déroutantes.

Je remercie les éditions Céléphaïs pour cette découverte et le forum A&M pour m’avoir permis de mettre le doigt sur ce petit bijou. Et un grand merci à Michiko pour la correction de ma chronique !

Qui est vraiment le monstre ?