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Rambalh, c'est un pot pourri sur la littérature, un blog pour partager mes coups de coeur et de gueule. Rambalh signifie Bordel en Occitan et c'est un peu le cas de ce blog : de tout et surtout tout moi. Le bordel de mes goûts, de ma vie livresque, toujours en lien avec Accros & Mordus de Lecture.

jeudi 12 avril 2012

Naya Tome 1, La colonie d'Astrelof

Livre paru en 2011 aux Editions Persée, 282 pages. Lu dans le cadre d'un partenariat avec le forum Accros & Mordus de Lecture. La colonie d'Astrelof est le premier tome de la saga Naya.



Quatrième de Couverture
Pour les grandes vacances, les parents de Naya décident de l'envoyer en colonie de vacances. Là, elle se lie d'amitié avec une jeune fille drôle et dynamique, Stessie, puis avec Lucas, le rebelle courageux. Ensemble, ils essayent de percer les secrets de l'équipe d'animation qui se comporte bizarrement. La colonie regorge de mystères et le trio, en cherchant à les élcaircir, découvre un livre étrange : il révèle l'existence d'un monde inconnu, rempli de magie et de créatures extraordinaires.

L'arrivée d'un rêve diabolique déclenche de véritables hostilités. Unis par le lien invisible d'une origine commune, les adolescents doivent livrer un combat où l'esprit d'équipe est synonyme de survie.


Mon avis
Naya est une jeune fille comme les autres : des amis, des parents aimants et des grandes vacances qui s'annoncent bien remplies. Seulement, son père décide de l'envoyer dans une colonie dans les Alpes durant 28 jours au lieu de la colonie dans les Pyrénées prévue et durant deux semaines seulement... Elle ne cache pas son agacement mais n'a pas tellement le choix. Elle promet à ses amis de leur écrire et embarque à bord du bus qui la mène tout droit à Astrelof... Cette colonie n'est pas comme les autres, elle le sent et, aidée de ses deux nouveaux amis Stessie et Lucas, elle va mener l'enquête mais les réponses qu'elle va obtenir pourrait bien bouleverser complètement sa vie et ses vacances hors normes...

Ce tome est le tout premier d'une série nommée Naya : on sait donc dès le départ que c'est elle, notre héroïne du début à la fin. La couverture du livre est très belle, l'écriture choisie, l'image, tout colle parfaitement à l'histoire.

Ce livre a fait naître chez moi un avis complètement mitigé. J'aime beaucoup l'histoire principale, l'idée de base mais j'ai peiné dans ma lecture, du début à la fin.

La trame est franchement bonne même si ça n'est pas forcément novateur : un autre monde, des jeunes exceptionnels, des oppresseurs... C'est du déjà vu mais ce n'est franchement pas un problème puisque Natacha Catel nous rajoute une pointe d'originalité à son histoire avec ses créatures et tous les personnages entourant les adolescents de la colonie. J'ai trouvé cependant les choses trop faciles... Les trois personnages principaux comprennent trop vite les choses, ils trouvent facilement leurs réponses et réussissent sans difficulté à berner les "monos" : cette colonie, elle se prépare sûrement depuis plus de dix ans alors la fan de difficultés que je suis n'a pas trouvé son compte dans les épreuves imposées par l'auteur aux protagonistes. Les pouvoirs donnés aux personnages sont aussi extrêmement puissants : je me dis que c'est un moyen de les aider à triompher mais sur le coup, j'ai été pas mal surprise. Là où j'ai eu le plus de mal à réellement essayer de trouver l'histoire plausible, c'est dans l'assimilation de la "vérité" par les adolescents : je me demande comment, en quelques jours seulement, les trois personnages réussissent à intégrer qu'ils ont été adoptés, l'accepter sans problèmes, croire en un autre monde, accepter de croire Léandrane alors qu'elle aussi pourrait très bien leur vouloir du mal après tout dans cette colonie hostile, et surtout décider de se battre pour la liberté d'un pays qu'ils ne connaissent pas. C'est tout ça qui me laisse réellement perplexe sachant qu'ils n'ont que seize ans et que leurs connaissances de base leur viennent d'un livre dont ils ne lisent qu'un passage... A mon avis, ça manque de réalisme : l'auteur aurait du prendre son temps sur ces assimilations, quitte à laisser de côté une bonne part de l'intrigue parce qu'un personnage ne doit jamais, selon moi, être simplifié. Stessie, Lucas et Naya se posent des questions très vite, ont un caractère qui fait que le comportement des moniteurs les poussent à creuser mais ils se contentent sans problème d'une histoire abracadabrante sans trop de scepticisme ? C'est là que ça donne un mélange incohérent.
L'enchainement des chapitres m'a tout de même donné envie de continuer ma lecture, je voulais savoir ce qu'il se passait, ce qu'il allait arriver aux personnages. Je regrette seulement que Naya ne soit pas plus développée que ça : l'auteur insiste sur le poids des responsabilités, sur ses craintes vis à vis de son rôle de leader mais c'est tout. On ne sait rien d'autre d'elle alors que Lucas et Stessie, qui ne sont pas censés être aussi importants, ont droit à un portrait d'adolescents "réels" : le côté drôle de Stessie, le côté fonceur de Lucas... Naya gagne sûrement à être plus connue que ça.

Mon vrai problème avec ce livre a été l'écriture. J'ai eu du mal à me plonger dans l'intrigue à cause du style : l'auteur n'a, selon moi, pas développé les points qui méritaient de l'être et s'est concentrée sur des détails sans importance. Peut-être que j'ai eu cette impression parce que je n'ai pas en main toutes les clés pour tout comprendre mais ça a beaucoup influencé sur mon avis. Les réactions des personnages ne sont pas "vivantes", elles sonnent faux. Seules les réactions de Stessie semblent fluides, peut-être parce que c'est le personnage le plus spontané de l'histoire. Il y a aussi pas mal d'incohérences qui sautent aux yeux : la course d'orientation avec un passage où les indices et les balises de correspondent plus, le moment où Naya fait le compte des personnes qu'elle doit encore toucher (ils sont quarante adolescents mais elle semble faire le compte des quarante sans inclure Stessie, Lucas, Kétie et elle-même), le nombre de jour séparant la soirée (samedi soir) et la discussion sur les personnes convaincus (mardi alors qu'ils se voient tous les jours et que cette histoire est censée être au centre de leurs préoccupations)... Je n'ai pu m'empêcher de me poser toutes ces questions au cours de ma lecture et c'était vraiment déroutant.
Je pense que le véritable problème de tous ces détails vient d'un éparpillement : Natacha Catel a essayé de donner toutes les informations importantes mais elle n'a pas su les organiser et les déposer au bon moment dans son récit et ça se ressent, comme le moment où, d'un coup, elle explique que Naya a déjà parlé de sa vision nocturne à ses amis et qu'ils ont très bien compris la chose... C'est le genre de scène qui s'écrit et non qui se résume sachant que Naya reste le guide, le personnage qui s'est retrouvé à avoir des aptitudes avant de réellement recevoir ses pouvoirs : c'est le genre de maladresse qui porte préjudice à l'ouvrage.

Mon avis mitigé vient donc du fait que l'histoire m'a plu alors que l’écriture et l'organisation du récits n'ont pas su me séduire. Cette saga a du potentiel, l'auteur aussi mais il faut vraiment que les autres tomes ne laissent rien au hasard et que les points négatifs soient travaillés pour être transformés en points positifs. Il faut que les informations soient données au bon moment, qu'elles soient utiles au récit. Je pense poursuivre cette saga parce que j'ai réellement aimé l'intrigue, l'idée de base et je suis confiante pour la suite : le premier tome reste toujours le plus délicat car il faut donner pleins d'outils au lecteur pour qu'il comprenne. La suite donnera sûrement l'occasion à l'auteur de bien développé son récit et ses personnages.

Je remercie les Editions Persée et le forum A&M de m'avoir donné l'occasion de lire ce livre.

Un potentiel à exploiter.

mercredi 4 avril 2012

Le Blog du Moment : Aux pages qui défilent


A chaque fois que je retrouve du temps pour flâner au coeur de la blogosphères, j'aime faire de nouvelles découvertes, j'aime trouver la petite pépite au milieu de la rivière. Récemment, j'en ai trouvé une, un blog qui promet de jolies choses. Il s'agit du blog Aux pages qui défilent de noisette2011, une dévoreuse de livres, littéralement : il suffit de regarder l'allure à laquelle elle lit pour le comprendre... Je suis tombée sur cette perle rare grâce à A&M, noisette2011 étant une des membres qui se fait une vraie place au sein de notre communauté. C'est une blogueuse à suivre, elle a beaucoup à partager !

Enjoy it !

lundi 2 avril 2012

Les Soupirs de Londres tome 3 : Marquise des Ténèbres

Marquise des Ténèbres est le troisième tome de la saga Les soupirs de Londres publiée aux Editions du petit caveau. Je n'ai pas lu les deux premiers tomes et ai reçu ce livre via un partenariat sur le forum Le sanctuaire de la lecture des A&M ♥. Merci aux Editions du petit caveau pour cette découverte. C'est un tome de 270 pages publié en 2012.



Quatrième de Couverture
Quand les cadavres se relèvent d entre les morts, Stella, la vampire hongroise exilée à Londres, se doit de mener l enquête. Elle est loin d imaginer que derrière cette histoire de meurtre et de sorcellerie, c est tout un passé qui va resurgir. En parcourant les souterrains de l effroyable Tour de Londres, entre jeux de pouvoir, séductions et manipulations, la belle immortelle aura fort à faire pour découvrir les liens tragiques qui nouent les vampires de la capitale... Le troisième tome des Soupirs de Londres ouvre une fenêtre sur le passé des vampires londoniens. Des murmures de l Écosse aux ombres de la Tour de Londres, la roue de la destinée tourne inexorablement pour ces immortels torturés et puissants...


Mon avis
N'ayant pas lu les deux premiers tomes, ma première appréhension était de ne pas réussir à m'imprégner de l'histoire mais au final... Cela a été tout le contraire !

Les Soupirs de Londres est une saga qui suit les aventures de Stella, vampire de l'Est exilée à Londres par l'Ordre du Psyché, sorte de gouvernement suprême chez les buveurs de sang. Dans ce tome, Stella se retrouve face à une nouvelle enquête qu'elle doit mener pour le compte du Prince de Londres, Rodrigue, qui rend la jeune femme toujours plus nerveuse. D'étranges meurtres sont perpétrées au sein de Londres et ce par un vampire, la présence de traces de crocs ne peut laisser planer le doute. Seulement, une puissante magie entoure les cadavres qui n'ont pas fini de révéler leurs secrets... Aidée de Corwin, de Drake qui l'insupporte toujours au plus haut point et d'autres alliés, Stella va mener l'enquête. Seulement, elle n'en ressortira pas indemne et va devoir se confronter à une réalité des plus déplaisantes...

J'ai accroché à l'histoire dès les premiers chapitres pour plusieurs raisons. Premièrement, la plume d'Ambre Dubois : j'ai découvert l'auteur via cet ouvrage et je ne le regrette pas. Elle possède un style qui fait qu'on ne peut que se laisser séduire par ses mots. Elle ne s'encombre pas de superflu, elle choisit avec talent la phrase qui tient en haleine ou celle qui fait qu'on en veut plus, toujours plus. Ensuite, elle distille vraiment les relations entre ses personnages et ça m'a permis de prendre la machine en route : il me manquait des informations sur les personnages mais rien qui ne puisse m'empêcher de comprendre l'intrigue et ça, c'était juste génial. Cet égrenage des liens, des sentiments, du passé des personnages est aussi un de ses atouts : on est entourés de mystères, autant par l'enquête que par les personnages eux-mêmes.

D'ailleurs, les personnages sont fascinants. Stella est notre narratrice et on découvre avec elle son entourage. Corwin se révèle, il prend des initiatives et est un soutien nécessaire à notre héroïne. Le Prince, lui, reste énigmatique et ce jusqu'au bout. On apprend très peu de choses à son sujet et encore, on ne sait même pas si on peut se fier à toutes ces informations : c'est encore un coup de maître qui va me pousser à continuer la saga. Drake est le personnage qui m'a le plus fascinée : il se dévoile peu à peu mais sans rien offrir de dangereux pour lui, sans perdre la face. Il laisse Stella pénétrer dans un pan de son histoire pour gagner sa confiance. Il a des tas de choses à cacher, il anticipe chacun de ses coups et semble même anticiper ceux de ses adversaires. De plus, sa relation avec Stella est juste addictive : je retenais mon souffle en lisant les passages où il la frôle, où il joue avec elle, où il la pousse à bout... Elle est suffisamment forte pour résister et ça fait tout l'intérêt de leur lien (même si je dois avouer avoir eu envie dès leurs premières scènes voir Stella succomber puis regretter). Enfin, la Marquise est un personnage intriguant que j'ai envie de revoir, de connaître, de comprendre...

L'enquête en elle-même est haletante, elle surprend par moment et nous laisse sur un goût d'inachevé torturant : on sait que les conséquences vont arriver dans le prochain tome et attendre va être long. Le seul bémol de l'histoire reste pour moi la façon dont Stella parvient à se débarrasser du tueur... J'ai trouvé ça un peu facile et je me suis dit "Oh, déjà ?" mais en même temps, c'était soit ça, soit elle y passait et ça aurait été dommage que ses aventures ne s'arrêtent là.

Au final, un très bon ouvrage qui se laisse lire, s'apprécie et peut se passer des tomes précédents. Enfin, on peut s'en passer avant de terminer ce tome car une fois le livre refermé, j'ai décrété que j'allais lire cette saga ! Quelques petites fautes repérées dans le livre mais rien de bien perturbant pour ma lecture...

Merci au forum et aux éditions du petit caveau pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir un auteur et une saga dont je suis déjà folle... Je ne le conseille pas à un public trop jeune mais il plaira à tous les fans du genre et aux nostalgiques des vampires qui sont réellement maudits : là, au moins, être vampire ne signifie pas avoir la belle vie...

Puis pour le plaisir de faire de petites hypothèses : j'espère que Stella va succomber à Drake, ça la détendra et ça nous donnera un bon chapitre épique *.*

Merci à A&M, aux Editions du petit caveau ainsi qu'à Anne Dubois pour son talent !

dimanche 1 avril 2012

L'ère des phalanstères de Gil Braltard

Après avoir trainé dans mes lectures, dans la gestion de ce blog et de tout le reste en général, je me remets enfin en selle ! L'ère des phalanstères est un roman que j'ai pu lire grâce à un partenariat via Le sanctuaire de la lecture des A&M, forum cher à mon petit coeur. Merci aux Editions Céléphaïs pour cette opportunité. C'est un roman de 251 pages publié en 2011.



Quatrième de Couverture
Gaïa, malgré notre bassesse et notre malfaisance, a eu pitié de nous. Des terres que nous avions rendues stériles, Elle a fait surgir de resplendissantes fleurs. Elle nous a envoyé ses messagers, les prophètes Ubik et Florem et leur armée de serviteurs qui nous ont aidés à construire les phalanstères, ces arches de paix et de liberté où nous sommes choyés comme des princes. Oui, en vérité je vous le dis, par saint Joseph-Proudhon, saint Charles-Fourier, saint James-Lovelock et tous les autres saints de la Floraison, il n'est pire pécheur que celui qui tourne le dos à notre Bonne Mère.

Gaïa a instillé la Peur en nous pour qu'elle nous détourne de l'Extérieur. La Peur est un mal nécessaire. Elle nous rappelle à tout moment que la liberté physique est une illusion. Que représente en effet cette insignifiante liberté en comparaison de celle de projeter notre esprit où nous le désirons ?

En pensées seulement tu voyageras. Le rêve rend libre, mes chers frères et sœurs, n'oubliez jamais cette sainte maxime, le rêve rend libre.


Mon avis
La Terre, dans un siècle, ça donne quoi ? Il suffit de se plonger dans le roman de Gil Braltard pour avoir droit à son hypothèse sur la future vie des hommes. A travers l'épopée de deux personnages vivant deux vies complètement différentes, Mikhaïl (dont le prénom n'est certainement pas laissé au hasard) et Inako. Mikhaïl vit dans le confort, l'aisance et il a tout pour être heureux. Le jeune homme est bien entouré et la technologie développée de son époque le sert mais elle ne le comble pas. Un soir, alors qu'il survole une zone désertique, il remarque un comportement étrange chez un troupeau mammifères, un phénomène qui va le pousser à se poser de nombreuses questions... Et à interroger son grand-père qui lui, exilé sur mars comme tous les centenaires, n'est pas autant connecté à la technologie que son petit-fils. Quand il demande à Mikhaïl s'il a trouvé la clé du mystère, celui-ci ne sait pas de quoi il parle... Sa mémoire aurait-elle été effacée par cette technologie si efficace ? Inako, elle, vit dans un phalanstère, un lieu de vie fermé où Gaïa, déesse ultime, aurait parqué ses enfants pour les sauver de la planète en déclin. Ils ne peuvent sortir, les prêtres des lieux leur rappelant sans cesse que l'air au dehors est mortel... Mais Cassius, l'ami d'Inako, comprend vite que c'est un mensonge...

Ce roman d'anticipation m'a passionnée. Je n'aime pas le genre en général, j'ai toujours du mal avec la science-fiction, avec les robots, les scenarii catastrophes mais là, j'ai été conquise. Le style de l'auteur est franchement agréable, il réussit à faire passer avec facilité les termes bien SF ce qui m'a personnellement permis d'accrocher à l'historie dès les premières pages. L'alternance des chapitres entre les phalanstères et le monde "libre" est une méthode qui permet de faire facilement le parallèle et surtout qui laisse la possibilité de comprendre au fur et à mesure ce qu'il se passe, qui tire les ficelles de ce monde qui pourrait finalement un jour être le nôtre. C'est un roman qui pousse à se poser des questions sur notre monde capitaliste, sur les conséquences que son fonctionnement pourrait avoir à long terme et sur qui trouverait les solutions le moment venu. Le sommet international traitant de cette solution justement est juste immonde et tellement réaliste à la fois : Gil Braltard nous met face à son hypothèse sur l'avenir, une hypothèse qui tient largement la route quant à la façon dont les choses pourraient tourner... Se dire qu'une poignée de "grands" de ce monde choisirait la voie finale de milliards d'individus n'est pas insensé quand on voit comment tourne actuellement le monde...

Les personnages du roman sont tous intéressants, chacun à leur manière. Mikhaïl est un jeune homme qui a tout ce dont il peut rêver et c'est le vide qu'il ressent, ce sentiment du petit quelque chose qui cloche qui fait de lui un homme à part, un homme digne d'intérêt. Il n'abandonne pas, il cherche des réponses et il n'a pas la mentalité que son entourage et notamment son maître voudraient qu'il ait. C'est grâce à son Dom (robot) qu'il peut réussir à s'émanciper du contrôle de l'interconnexion mondiale : ce robot est juste mon personnage préféré. Il est drôle, malin et sans lui, ce roman ne serait pas le même. M'étaler sur son cas n'est pas possible malheureusement sachant qu'il a son petit rôle à jouer dans le dénouement. Inako, elle, est une jeune fille qui n'a connu que l'enfermement et l'endoctrinement. Ses rêves, ses questions et ses espoirs font d'elle une héroïne à art entière : comme Mikhaïl, elle se réveille tout au long du roman, elle comprend que quelque chose ne va pas et passe de la disciple sage à une rebelle prête à lutter pour la liberté. Elle est celle qui vit le plus grand drame au cours du roman, dommage que ce ne soit pas légèrement plus approfondi d'ailleurs. Son "père" spirituel est une ordure, une ordure de la pire espèce, comme le guide de Mikhaïl d'ailleurs... Cassius, lui, est un peu le guide d'Inako : comme le Dom aide Mikhaïl, Cassius aide Inako en lui confiant ses doutes et ses découvertes, notamment le fait que respirer l'air de l'extérieur n'a rien de dangereux, bien au contraire...

En somme, un roman qui se dévore, des personnages attachant sur lesquels on ne peut que porter un grand intérêt et un style qui empêche de reposer le roman une fois commencé. C'est envoûtant, c'est passionnant et ça pousse à réfléchir à notre situation actuelle et à celle à venir : est-ce que le but d'un livre n'est pas de nous apporter quelque chose ? Pour moi, si, et là, Gil Braltard m'apporte beaucoup avec sa vision des choses, une vision qui rappelle qu'il y a du bon et du mauvais partout... Un seul regret : j'en aurais voulu plus ! Plus de pages, plus d'histoire pour continuer cette aventure !

Merci au forum et à la maison d'édition pour cette découverte, merci à l'auteur pour son ouvrage et l'excellent moment passé et franchement, n'hésitez plus, lisez-le ! Ce roman file directement dans mes coups de ♥ !

Petit plus : Gil Braltard est en fait le pseudo de Hicham Charif (pour ceux qui chercheraient d'autres de ses oeuvres...)

Céléphaïs, une maison d'édition qui sait dénicher les perles rares !